T'as cessé d'écrire son prénom dans la buée, parce qu'elle était le risque que tu soies incompris.
T'as détrôner toutes les places que ces mâles ont vainement tenté de conquérir. T'étais le roi d'la situation. T'assistais à toutes les tentatives d'approches et t'étais toujours prêt à réduire en poussière le premier mec qui faisait un pas de trop, derrière ta gueule de mec infidèle, tu cachais ta putain de jalousie maladive, à en être violent, t'en sècher les poings pour pouvoir mieux côgner. Tu t'loupais pas. T'en avais rien à foutre d'être violent face à la personne que t'aimais, tu t'en battais les reins, un peu comme lorsque tu faisais l'amour, tu t'en foutais de réduire à néant la chose seule qu'il te restait. Un visage ensanglanté, un putain de visage en pleure, déformé par des paroles glaçiales, des gestes sans douceur. Tu m'as achevé. Tu m'as jetté dans la boue, les mains pleines de sang et le c½ur froid. J'étais gelée, prise par la fraîcheur du temps, ton corps glacé, tes veines qui ne dépassaient pas les 30 degrés, t'étais lâches.
Tu m'as foutu tes bâtons dans les roues, t'as cru que c'est parce que t'étais handicapé que tu pouvais blesser ceux qui t'approchaient ?
Toi, dans le rayon des couches pampers, t'étais fixé à crier le couloir de la nourriture, face à la vie que t'aurais pu donner. T'étais égoïste. Tu ne voulais que ton bonheur, celui des autres n'avait pas lieu d'exister, tu t'pensais invincible, mais t'étais tout l'inverse. Tu te faisais respecter parce que t'avais une belle gueule, mais t'étais qu'un crétin, un sublime idiot sous la couverture que t'offrais à montrer aux gens. Tu m'inspirais le dégoût, les sentiments étaient incontrôlables; pourtant, on choisit soi-même d' "aimer". J'ai lamentablement choisi de t'aimer. Connard. Je t'ai aimé et je l' regrette.
Je criais "ta gueule" à la télé pour que tu puisses changer de chaîne et tu le faisais.
J'sais qu'tu m'aimais à en pleurer la nuit, te cacher sous les draps pour ne pas que je te vois. J'sais qu'la douleur que tu m'as fait, tu la ressentais aussi, mais ça ne t'empêchait pas de continuer... J'étais épuisée par ces coups que tu me donnais, épuisée par la lassitude de tes promesses que tu ne tenais pas, je n'en pouvais plus de continuer à être faible.
La carrure d'une fille sans vie à repris quand j'avais la force de te quitter. J'ai oublié la façon, j'ai oublié la manière, j'ai oublié l'endroit, j'ai tout oublié, à force de le vouloir, mais je n'ai pas réussit à oublier la douleur que tu m'as faite, aussi forte soit-elle, tu m'as complètement réduit à néant.
Je t'aime derrière ces maux sans fin, derrière ce silence sans limite. J'ai pulvérisé toutes mes larmes pour qu'elles ne puissent plus te conquérir.
Je t'ai oublié. Hallelujah.